As-tu un objectif qui ne se matérialise pas ? Un truc auquel tu tiens, mais qui ne se manifeste pas ? Ou peut-être cherches-tu une manière de réaliser ton rêve ? As-tu déjà eu l’impression que tes buts étaient trop hauts, trop grands ? T’est-il déjà arrivé de ressentir une sorte de vide intérieur malgré une bonne situation sociale, un couple épanoui, un travail satisfaisant ? L’impression que tu as tout pour être heureux, mais que tu ne l’es pas vraiment ? J’aime appeler ce sentiment : l’appel au changement. 

Que le changement soit petit ou grand, lorsque tu oses répondre à l’appel, il est impératif de sortir de ta zone de confort. Plus vite tu accepteras l’inconfort qui vient avec la quête de nouvelles expériences, plus facilement se déroulera ton aventure. À l’instar de la chenille qui doit sortir de son cocon douillet afin de découvrir ses ailes, tu dois quitter ta zone de sécurité (qui est illusoire, de toute façon !) pour profiter de ta liberté.

 

LE PREMIER PAS

 

Lors d’une formation PNL, j’ai eu la chance d’être volontaire pour démontrer l’efficacité d’un exercice. J’ai pris cette opportunité pour exprimer mon désir de faire du jogging. Devant la classe, j’ai énuméré les étapes majeures nécessaires à l’atteinte de mon objectif. Juste d’y penser, j’avais le tournis.

Selon moi, je devais : 

– Me coucher tôt et me lever tôt

– Arrêter de fumer la cigarette

– Commencer à cuisiner pour bien m’alimenter

– Acheter des souliers de course

– Pratiquer mon cardio et faire des étirements ; avant, pendant, après

– M’informer sur internet pour connaître les bonnes techniques

– Courir dehors à la vue de tous 

Après quelques profondes respirations (les yeux fermés), je me suis posé la question suivante :

« Si j’enlève les étapes superflues, que reste-t-il ? »

Soudain, tout est devenu clair, simple et facile. Ma réponse fut surprenante, surtout pour moi : 

  • Acheter des souliers
  • Sortir dehors
  • Courir 

Le premier pas était d’acheter de bons souliers ! 

Un autre point important : Ne pas se comparer. 

Supposons que deux personnes veulent réaliser le « même » défi, disons faire une conférence. Leurs premiers pas ne seront peut-être pas les mêmes. Parmi les multiples étapes qu’elles auront chacune déterminées, l’une peut décider que son premier pas sera celui de définir son sujet, la durée ou un prix d’entrée. Pour l’autre, le premier pas sera de trouver des partenaires ou de choisir les vêtements qu’elle portera, etc. Le « même » objectif n’est jamais complètement identique. Et si par miracle il l’était, les différents chemins pour s’y rendre seraient infinis !  En t’inspirant de tes mentors, fais confiance à ta voix intérieure et prends le temps de te brancher pour entendre tes propres réponses. 

ATTENTION ! Même si les orteils sont sur le bord du seuil, le premier pas est souvent à l’intérieur de la zone de confort. Dans cet exemple, j’aurais très bien pu acheter des souliers de course et les abandonner dans la garde-robe pour ne jamais les utiliser. Par conséquent, le premier par n’est pas toujours le seuil à franchir.

 

LE SEUIL

 

La différence majeure entre le premier pas et le seuil est ton implication et les conséquences qui en découlent. Si tu es dans ta zone de confort, franchir le seuil est nécessairement dérangeant. Imagine que tu te lances à l’eau. Ce n’est pas fatalement désagréable, mais c’est immanquablement déstabilisant. Au début, tu peux te sentir mal-à-l’aise, perturbé, inconfortable justement. Par exemple, si j’ai enfilé ma tenue sportive, avec mes nouveaux souliers et que je sors dehors, me dirige vers le parc… c’est plus embêtant de ne rien faire, non ? 

Personnellement, lorsque j’ai donné ma première conférence, le seuil à franchir a été de publier l’événement sur les réseaux sociaux. Je sentais que je ne pouvais plus reculer sans prendre en charge les conséquences. Dans le cas de quelqu’un d’autre, le seuil aurait peut-être été de faire le dépôt pour réserver une salle ou s’assumer en affichant un prix plus élevé, etc. Inutile de le nier ; prendre le risque de perdre quelque chose, ça fait peur. Sans exception, les peurs font partie du voyage du héros, elles nous indiquent que nous avons encore des trucs à surmonter avant d’atteindre la victoire. Les conseils des alliés et mentors peuvent être aidants (et souviens-toi que tu peux être ton meilleur allié… et ton pire ennemi).

 

EXERCICE

 

En résumé, lorsque tu as un objectif et que tu doutes du chemin à prendre pour y arriver, prends le temps de te retrouver avec toi-même, de te brancher à ton centre et de réfléchir à ses quatre questions : 

1. Quelles sont les étapes majeures pour atteindre mon objectif ?

2. Si j’enlevais ou modifiais les étapes superflues, quel serait le nouveau résultat ?

3. Quel est le premier pas, la première étape à réaliser ?

4. Quel est l’action concrète que je dois faire pour aller vers mon objectif ? (Si l’action n’est pas dérangeante à tes yeux, creuse encore un peu plus loin pour t’assurer que tu es bien en dehors de ta zone de confort.) 

Soit tu fais preuve de courage pour franchir le seuil malgré tes peurs, soit tu restes dans ta zone de confort… en espérant qu’elle puisse continuer de contenir ton évolution (ce qui me semble paradoxale ; une évolution sans expansion). Dans les deux cas, rien ne sert de te brusquer. Je t’invite à trouver ton rythme, tes ressources, tes stratégies. Tout le monde a peur, c’est pourquoi la vie est si extraordinaire ! C’est la preuve qu’il reste plein de merveilles à découvrir ! Les peurs ne sont qu’une illusion… alors qu’attends-tu pour balayer ce mirage et franchir le seuil ? Ton objectif t’attend !

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